Trois sessions intenses, menées par la délégation CFTC composée de Cécilia Pereira, Nathalie Bouillet et moi-même, ont permis d’aboutir à une révision consensuelle et ambitieuse des salaires minima conventionnels (SMC) du secteur.
Un accord équilibré obtenu après trois réunions décisives : Au terme de ces échanges soutenus, la revalorisation générale de +1,3 % de toutes les classifications de la branche Télécom a été actée. Un compromis solide, obtenu au regard de l’analyse du rapport économique de branche fourni par l’HumApp, qui pose un diagnostic clair : un secteur en tension sur l’attractivité, notamment pour les premiers niveaux cadres. Mais la CFTC a souhaité aller plus loin. Pour répondre à l’enjeu du renouvellement des compétences et soutenir les salariés les plus qualifiés, la classification E, premier niveau cadre et représentant près de 40 % des effectifs du secteur selon le rapport de branche publié par l’HumApp, bénéficie d’un coup de pouce supplémentaire de 0,3 points, portant sa hausse totale à +1,6 %. C’est un signal fort pour les cadres et les nouvelles recrues. La décision d’accorder une revalorisation renforcée sur la bande E n’est pas anodine. Dans les télécommunications, ce niveau représente la porte d’entrée des cadres, incluant de nombreux ingénieurs, techniciens confirmés et chefs de projet. Leur rôle est central dans un secteur structurellement en pénurie de talents.
Notons également un contexte d’inflation basse favorable au pouvoir d’achat. Cette revalorisation intervient dans un contexte macroéconomique étonnamment calme sur le front des prix. L’INSEE a confirmé que l’inflation 2025 s’élevait à seulement +0,8 % en décembre (IPC), marquant une fin d’année particulièrement modérée. Pour 2026, la Banque de France anticipe un taux d’inflation autour de 1,3 %, selon l’indice harmonisé européen.
Dans ce paysage de faible inflation, les augmentations négociées + 1,3 % sur l’ensemble de la grille et 1,6 % sur la classification E – permettent donc non seulement de préserver, mais dans de nombreux cas d’améliorer le pouvoir d’achat réel des salariés du secteur. Une donnée essentielle pour un domaine où les métiers techniques et commerciaux doivent rester attractifs pour accompagner la numérisation croissante du pays.
« Une négociation constructive et utile » – La CFTC assume son rôle moteur. Pour la délégation CFTC, l’accord conclu est le fruit d’un dialogue social constructif, exigeant mais responsable. Les échanges avec l’HumApp ont permis d’aligner l’objectif d’attractivité du secteur avec la juste reconnaissance du travail des salariés.
« Nous sommes fiers d’avoir porté une vision équilibrée : sécuriser les rémunérations en période de faible inflation, tout en donnant un véritable élan aux classifications cadres, indispensables à l’avenir des télécoms. »
Par Olivier Louise – Délégation CFTC Télécoms









