
Pourquoi ?
Sur l’emploi et l’avenir
Parce que SFR va s’éteindre, et qu’on nous vend une garantie d’emploi jusqu’à fin 2028 qui n’existe pas. Parce qu’ils reprennent nos clients, nos réseaux et nos boutiques, mais pas la majorité des salariés. Parce qu’entre 2028 et 2032, les 3 500 postes de SFR SA vont être supprimés. Mais personne ne sait quand son tour viendra, et on l’apprendra au dernier moment. Parce qu’à la NewCo B2B, chez RED et dans les MVNO, personne n’a la moindre garantie d’emploi. Parce que 173 boutiques vont fermer, et qu’on ne sait toujours pas lesquelles. Parce que dans les boutiques reprises, au bout de 6 mois, on perd notre variable et on se retrouve payé comme un débutant.
Sur les moyens
Parce qu’il n’y aura pas de volontariat, et que nous serons tous poussés dehors… mais avec moins de moyens qu’en 2017 et 2021 pour nous reclasser. Parce qu’on ne sait pas comment seront pris en compte les salariés en longue maladie ou en invalidité. Parce qu’ils ont trouvé 21 milliards pour racheter SFR, mais ne trouvent pas quelques millions supplémentaires pour sécuriser notre avenir. Parce que même le juge l’écrit : SFR a été vendue pour la dette d’Altice, pas pour la sienne. Nos emplois paient leur dette, et Altice ne met pas un euro pour nous accompagner. Parce qu’il n’y a ni garanties ni moyens pour préserver les emplois des salariés d’ATS.
Sur les seniors
Parce qu’à part un dispositif de transition vers la fin de carrière, rien. Chez Orange, les seniors ont un temps partiel senior, la surcotisation retraite prise en charge à 100 %, des trimestres manquants rachetés…
Sur les conditions de travail
Parce que 81 % d’entre nous se sentent menacés dans leur emploi, que rien n’est fait pour la prévention des RPS hormis le renvoi vers la « cellule d’écoute ». Parce qu’on devra faire tourner la boîte qui a une vocation extinctive.
Sur la méthode
Parce qu’ils sont passés en force dans les CSE, et qu’ils recommenceront si la justice continue de les soutenir.
Mardi 3 novembre : Nos mots d’ordre
- Le reclassement de chaque salarié : au moins 3 propositions écrites et précises, une par opérateur.
- Un calendrier écrit des départs et reclassements après le closing, sur la période 2028-2032.
- La réparation par Altice : le vendeur doit contribuer financièrement, et ne pas être le seul bénéficiaire de la vente.
- Une garantie d’emploi d’au moins 4 ans à compter du closing, y compris chez Orange, Bouygues Telecom et Free/Iliad.
- Pour les salariés des boutiques reprises : une rémunération garantie dans la durée, avec un salaire fixe repositionné.
- Un véritable plan senior : au moins équivalent à celui d’Orange.
- Des garanties renforcées pour les salariés RQTH.
- Aucune pénalisation liée à la maladie ou à l’invalidité : maintien des droits en matière de reclassement, d’ancienneté et de salaire de référence.
- Pour les salariés qui partiront : des garanties au moins équivalentes à celles de 2017.
- L’ouverture immédiate d’une négociation pour ATS.
- Le respect des droits des CSE et des salariés, sans contrepartie.
Rassemblements sur site à partir de 10 heures
LILLE — Castel, Marcq-en-Barœul
LYON —Bron
TOULOUSE —Basso Cambo
NANTES —Saint-Herblain
RENNES —SFR
AIX-EN-PROVENCE — Le Sulky
BORDEAUX —Lac
STRASBOURG —avenue de Colmar
METZ —Arago
ISNEAUVILLE — Immeuble Magellan
CHARTRES —Immeuble Antares
Comment participer le 3 novembre ?
La grève couvre toute la journée et, pour les équipes en 3×8, à partir de 6 h 30 et jusqu’à 22 h 45. Vous cessez le travail et, si vous le pouvez, vous rejoignez le rassemblement de votre site à partir de 10 h. En télétravail, même règle : on arrête tout (même si le mieux est de venir sur site).
Suis-je protégé·e ?
Faire grève ne peut justifier ni sanction ni licenciement (article L.2511-1 du Code du travail), sauf faute lourde. Personne ne peut vous remplacer par un CDD ou un intérimaire (articles L.1251-10 et L.1242-6).
Faut-il prévenir son employeur ?
Non. Le préavis de 5 jours ne concerne que les services publics. Dans le privé, et chez SFR, rien à demander, rien à remplir.
Et sur mon salaire ?
Une retenue strictement proportionnelle au temps non travaillé. Rien ne bouge sur votre ancienneté ni sur vos congés payés.
Qui peut faire grève ?
Tout le monde : CDI, CDD, intérim, cadres, syndiqué ou non. Vous pouvez être le ou la seule de votre équipe à vous arrêter : avec un appel intersyndical, c’est parfaitement légal.
On me demande de «me déclarer » : dois-je répondre ?
Non. Cette obligation n’existe que dans quelques secteurs (SNCF, RATP, aérien), pas chez SFR. Vous n’avez pas à répondre. En cas de pression, parlez-en à vos élus.









