Capgemini : un plan qui pourrait supprimer jusqu’à 2 400 emplois en France

21 janvier 2026 Numérique

Annonce du projet

Les élus CFTC ont été informés du projet de la Direction de Capgemini intitulé « Plan d’adaptation des compétences et des métiers ».

Ce projet concerne les entités françaises du groupe (UES Capgemini et UES Altran).

Dans les faits, il s’agit d’un plan de réduction des effectifs, qui pourrait aller jusqu’à 2 400 suppressions de postes. La Direction indique que ces suppressions seraient en partie compensées par des mesures de mobilité interne, géographique et/ou de compétences.

La Direction explique ce projet par une situation de marché dégradée, notamment dans certains secteurs comme l’automobile, ainsi que par les évolutions technologiques : développement du SaaS, internalisation chez les clients, offshore et intelligence artificielle.

Ce plan pourrait concerner la quasi-totalité des périmètres, soit environ 35 000 salariés en France.

Le point de vue de la CFTC

La CFTC constate depuis plusieurs mois une baisse progressive des effectifs et du chiffre d’affaires. Jusqu’à présent, cette évolution semblait maîtrisée. L’annonce de ce projet pose donc question et nécessite d’être vérifiée.

Nous allons notamment analyser le lien entre la mobilité interne annoncée et les départs externes, en particulier via une Rupture Conventionnelle Collective (RCC).

À ce stade, la réduction réelle des effectifs visée par la Direction n’est pas clairement précisée.

Même si la Direction insiste sur le volontariat, cette annonce reste source d’inquiétude pour les salariés. Pour la CFTC, il est indispensable de disposer d’éléments concrets et chiffrés, notamment lors du CSEC du 29 janvier, avant de se positionner et d’agir.

Les prochaines étapes

La CFTC sera particulièrement attentive :

  • au respect du volontariat,

  • aux conditions financières proposées,

  • aux moyens de formation et d’accompagnement,

  • aux dispositifs de mobilité interne et externe.

Une attention particulière sera également portée aux salariés qui resteront dans l’entreprise.

La CFTC participera à la négociation de l’accord-cadre, dont l’ouverture est prévue le 5 février et restera mobilisée tout au long de ce projet.

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